Série “Portraits de Femmes Expatriées”

Amélie, agronome, expatriée en Bolivie

1-Je te laisse te présenter en quelques mots…

Je m’appelle Amélie, je suis belge, j’ai 31 ans, en couple. Je suis agronome et passionnée de théâtre, danse et chant.

 

2-Qu’est ce qui t’a amené à partir en expatriation, raconte-nous ton parcours?

Après un séjour de quelques mois au Burkina Faso pour mon mémoire de fin d’études, j’ai réalisé qu’être à l’étranger m’épanouissait. J’ai donc postulé à la coopération belge au développement et ai été placée dans une réserve de recrutement. Après 5 ans pendant lesquels j’ai travaillé en Belgique et appris l’espagnol en espérant partir un jour en Amérique latine, j’ai eu une proposition de poste en Bolivie pour une durée de 2 ans.

 

3-Pourquoi ce pays ?

C’est le pays qui m’a choisi 🙂

 

4-Qu’as-tu appris sur toi grâce à cette expérience ?

Ma grande capacité d’adaptation mais j’y ai surtout appris à être moi-même! Fini les conventions sociales et les pressions. Être à l’étranger a un côté libérateur.

 

5-As-tu rencontré des difficultés ? Quelles sont-elles ? Comment les as-tu dépassées ?

La première chose est le manque de mes proches. La famille pour moi a toujours été importante et il est difficile de voir s’écouler les fêtes traditionnelles ou les anniversaires sans les avoir à mes côtés. Heureusement skype et whatsapp sont là pour nous aider.

Ensuite, se découvrir soi-même implique aussi de découvrir ses défauts et ses faiblesses. Si leur découverte peut être rude parfois, se remettre en question est très positif pour se donner de nouvelles perspectives et un nouvel impulse.

 

6-As-tu vécu des moments de découragement,  qu’est ce qui t’aide ou t’as aidé à rebondir ?

Bien sûr. Beaucoup. Des moments de révolte, de colère, de tristesse. Mais aussi de nombreux moments d’échanges, de partages, de découvertes qui font oublier les soucis. Pour ma part, l’aspect social est très important pour moi.

 

7-Peux-tu nous partager par quelles émotions es-tu passée ?

Avant de partir, j’étais…une fille très protégée avec une vie classique

Une fois sur place, j’étais…une femme épanouie

Aujourd’hui, face à cette expérience de l’expatriation, je suis…plus solide, plus dans le respect de mes valeurs

 

8- Et ton parcours professionnel dans tout ça comment l’as-tu géré ? Partage nous.

Je suis partie pour mon travail mais maintenant j’aspire à créer quelque chose moi-même, et qui ne soit pas forcément en lien avec mon métier. C’est en réflexion.

 

9-La tagline du Congrès de l’Expatriation au Féminin est « Agir pour s’épanouir», qu’est ce que ça t’évoque ? Comment y arriver ?

Que bien souvent, le quotidien et les traditions font qu’on agit comme des automates sans se poser de questions. Prendre un temps de réflexion pour savoir ce qui nous motive est important pour pouvoir adapter nos actions et y inclure progressivement les choses qui nous font vibrer même si ce ne sont que de petites choses. Je suis aussi persuadée que quand on est heureux, cette énergie se transmet de proche en proche.

 

 10-Et si on voyageait ensemble…

Qu’est ce qui t’a marqué en arrivant dans ton pays d’accueil ?

La première semaine, je ne me sentais pas dépaysée ; Cochabamba est comme une poupée gigogne. La première impression est qu’il s’agit d’une ville comme une autre avec le même genre d’infrastructures et les mêmes gens pressés que chez nous. Et puis, elle se dévoile. On remarque le capharnaüm engendré par l’absence (ou le non respect) de règles de circulation, urbanistiques, etc. Après encore un temps, on remarque certaines spécificités nationales et ensuite, on découvre des caractéristiques qui ne sont propres qu’à cette ville et à ses habitants.

La Bolivie n’est pas l’un de mes pays favoris en terme de tourisme mais Cochabamba est une ville où j’adore vivre avec des montagnes tout autour et un soleil radieux presque continuellement.

Qu’est ce que tu apprécies vraiment ?

La spontanéité des gens, le côté “je ne prévois pas tout 3 semaines à l’avance, laissons place à l’imprévu”, le soleil et la chaleur. J’aime aussi me perdre dans la “cancha”, un énorme marché où on trouve absolument de tout.

Qu’est ce que tu aimes moins ?

Le défaut de l’avantage précédent: ne rien savoir planifier plus d’un jour à l’avance et le manque de rigueur professionnelle de beaucoup.

 

 11-Une anecdote à nous partager ?

Il y en a plein. La plus stressante est d’avoir perdu la maman de mon compagnon (pas volontairement non!) pendant une après-midi sans qu’elle ait ni argent, ni téléphone, ni ne sache parler anglais ou espagnol. Heureusement, elle avait un plan et un bon sens de l’orientation 🙂

La plus cocasse est de n’avoir pas pu aller travailler car l’escalier qui menait à ma maison s’était écroulé alors que je rentrais chez moi après une soirée. J’ai attéris sur la niche du chien et l’un de mes amis qui me raccompagnait a dû m’aider à escalader pour rentrer chez moi. Le lendemain j’ai dû téléphoner à mon chef en lui expliquant que j’étais coincée dans ma tour et que j’attendais qu’on vienne me poser une échelle 🙂

 

 12-Que dirais-tu à celles qui hésitent à se lancer dans cette aventure qu’est l’expatriation ?

De foncer mais pas tête baissée. Vivre à l’étranger implique de nombreux changements et il est important de les avoir en tête pour que cela se passe au mieux une fois sur place.

Ce portrait t’a plu ? Tu as toi aussi envie de participer à la série “Portrait de femme en expatriation” ? Envoie moi un mai à anne@expatriationaufeminin.com et raconte moi ton histoire en quelques lignes. Je te recontacterai ensuite. 🙂

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